Le silence

15/06/2008 06:32 par poesie-en-images

  • Le silence

    Le silence

    15/06/2008 06:32 par poesie-en-images

Le silence, pris au dépourvu, est plus loquace et révélateur que mille discussions toujours sans réponses.

***

Lisette

Merveille, acrylique et peinture num, copyright lisette poesie-en-images 2008

 

On est mal sans amour

13/06/2008 01:53 par poesie-en-images

  • On est mal sans amour

    On est mal sans amour

    13/06/2008 01:53 par poesie-en-images

On est mal sans amour
on est comme dans un lit
de pierre
dans un lit sans coeur
on a peur
 
on est mal sans amour
on est comme dans un lit
de peine
un lit de douleur
hérissé de haine
 
et l'on crie et l'on croit
qu'il n'y a pas d'issue
dans le feu et le froid
la chair va, le coeur nu
 
insensibles tous deux
aux variations extrêmes
quand nulle voix ne veut
leur murmurer "je t'aime"
 
on est mal sans amour
on est comme dans un lit
de peine
de pierre
de haine
on est mal sans amour
Mais que puis-je donc faire ?
 
Lisette, 14 mars 2008

Eternels et muets ainsi que la matière

02/06/2008 04:31 par poesie-en-images

  • Eternels et muets ainsi que la matière

    Eternels et muets ainsi que la matière

    02/06/2008 04:31 par poesie-en-images

Eternels et muets ainsi que la matière
Nous errons, par les monts, les plaines et les mers
Tantôt le dos courbé, tantôt l'oeil de travers,
Tantôt le rire faux nous gravons dans la pierre

Nos pas et nos soupirs qu'aveugle la lumière
Insensible à nos cris et nos efforts amers ;
L'ombre nous a surpris, voici déjà l'hiver
Poudrant de ses flocons nos fragiles paupières ;

Et j'ai beau demander à l'univers pourquoi
Mon coeur n'a rencontré aucune âme qui m'aime
Tandis que j'avais fait de ma vie un poème

Où l'amour était roi - le ciel reste de marbre.
Alors mes pas s'en vont, dans le vent et le froid,
Confier mon chagrin à l'écorce d'un arbre.

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Lisette, 2 juin 2008

Surréalisme débile

27/05/2008 03:06 par poesie-en-images

  • Surréalisme débile

    Surréalisme débile

    27/05/2008 03:06 par poesie-en-images

J'ai vu courir
Quatre unijambistes
Et trois manchots
Les applaudir.

J'ai entendu
Deux muets
Qui faisaient un vacarme
Assourdissant.

J'ai crié à l'oreille
D'un sourd : Tais-toi !
Et il m'a dit : Ta gueule !

J'ai dit à l'aveugle :
T'as de beaux yeux, tu sais !
Et il m'a répondu : Mon oeil !

J'ai dit aux membres du Forum  : Salut !
Et ils m'ont dit : Ça lu !
Alors j'ai suggéré à ma porte de la fermer
Pour guérir ses rhumatismes
Dus aux courants d'air.

*Lisette mars 2008

Statues blanches

21/05/2008 17:22 par poesie-en-images

  • Statues blanches

    Statues blanches

    21/05/2008 17:22 par poesie-en-images

 

Deux masses blanches
resplendissant sous le soleil
deux statues mouvantes
mais hésitantes
comme suspendues
à fleur de terre
à fleur de peau...

Tout autour des hurlements
ce n'est pas le souffle du vent
mais une autre tempête
venue d'ailleurs ;

Se courbant par moment
statues blanches
se maculent peu à peu de taches
jaunes
noires
rouges
et l'on entend
des drôles de bruit
tout à l'entour.

Statues blanches
se tordant
voulant quitter leur socle
prisonnières de la terre ;
leur voile d'albâtre
qu'emporte le désordre,
met à nu leur visage
plissé d'horreur.

Tout autour
des pierres volent
heurtent meurtrissent
ricochent et roulent
et tuent...

Statues dont le port s'écroule
après avoir lutté
contre la fureur des hommes
qui les ont élevées
pour mieux les voir
brisées dans la poussière !


Ce n'étaient pas des statues
ce sont des femmes
comme vous et moi -
des Juliette des Emma
des Phèdre ou des Shéhérazade
lapidées au nom de l'amour.

Lisette 21 mai 2008

=====

Ce poème est une prise de position contre la lapidation des femmes en particulier, et des hommes, telle qu'elle se pratique encore dans certaines régions du monde. Pour plus d'informations, voir sur Internet des vidéos qui montrent ce genre de spectacle du début jusqu'à la fin... Attention : images absolument très dures à supporter, quand on ne sait pas ce que c'est.

 

Inutile de m'enfermer après ma mort

10/05/2008 05:17 par poesie-en-images

* * * *
Dévorez-moi encor, tant que vous le pourrez
Vers grouillants, adipeux, tordus et ridicules,
Mon corps indifférent, horribles mandibules,
S'enfuit déjà vers l'or des célestes "après" !
* 
Mordez, déchiquetez, que m'importent vos crocs
Et votre puanteur  troublant le crépuscule,
Vous aurez beau laisser, dans mon sépulcruscule,
Vos miasmes,  vos terreurs : mon esprit en repos
* *
 
S'élance plus joyeux que des ptérodactyles !
Si jacassent au sol, enlisés et puants,
Les bactéries, les croix et les marbres branlants,
* 
 
Objets de vanité qu'ont mis les hommes là
Croyant apitoyer les dieux de l'au delà,
Mon âme libérée vole dans l'air tranquille.
** 
 
© Lisette 10 mai 2008*
Merci de vos commentaires, mes Amies et Amis. Rassurez-vous, ce poème n'est pas aussi triste qu'il n'en a l'air. Bien au contraire. Par ailleurs, le Poète n'est pas fait pour dire exclusivement des choses gaies et légères, mais pour chanter son moi, fait de soleil et d'orages. Autre chose : un poème ne doit pas se lire au premier degré. Il a plusieurs sens, plusieurs interprétations. Bisous à vous tous et toutes. Lisette
 
 

Limites

01/05/2008 19:15 par poesie-en-images

  • Limites

    Limites

    01/05/2008 19:15 par poesie-en-images

 

Bientôt tu sombreras dans le gouffre infernal
Ne comprenant plus rien à ta propre misère
Tel que tu fus sortant du ventre de ta mère
Mal reçu mal compris sous des yeux de chacal
 
Ne crois pas qu'on te prît pour un enfant divin
Tu n'étais qu'un lambeau de chair un peu vorace
On te donna du lait, et de rire en grimace
On te nourrit l'esprit par des préceptes vains
 
Et tu grandis alors, sombre et mélancolique
Sans ami ni voisin pour égayer tes jours
Au milieu d'une vie spartiate et sans amour
Sans connaître des Arts la Beauté magnifique
 
On te dit que la vie c'était la réussite,
Le fric, l'appartement, un job et puis surtout
C'était de contempler sa maman à genoux
Ne jamais la quitter, être son satellite
 
Et l'on t'apprit longtemps, comme un crapaud qui bave,
Que l'amour n'était rien, et qu'avoir des enfants
Apportait mille ennuis. Et bien évidemment   
Que l'homme était le maître et l'épouse l'esclave
 
Donc tu te marias et la choisis conforme
Aux règles imposées par ce matriarcat
Douce et bonne et naïve, aux talents délicats
Et tu changeas sa vie en une chose informe
 
Passèrent les années pour devenir terribles,
Tu te gardais toujours d'accepter le réel
Tu voulais du nouveau, du rêve, un autre ciel
Et tu brisas sa vie en cherchant l'impossible
 
Aujourd'hui tu es las, ou fais semblant de l'être
Tu ne sais pas vraiment qui tu es ni pourquoi
Tu vis sur cette terre et la peur et le froid
Font frissonner ton âme au bord de ta fenêtre
 
Quand observant défait ton passé qui a fui
Tu cherches ton futur que tu voudrais tranquille
Alors que ton présent incertain se défile
Et glisse entre tes doigts tout englués d'ennui

A jouer double jeu on ouvre trop de portes
Et l'on se trouve un jour en pays étranger
L'ambiguïté n'est pas absente de danger
La rose et l'albatros ignorent les cloportes.
*** 
Lisette 29 avril 2008

Quelques créations numériques

01/05/2008 07:39 par poesie-en-images

  • Quelques créations numériques

    Quelques créations numériques

    01/05/2008 07:39 par poesie-en-images

 

Nighty night

28/04/2008 04:03 par poesie-en-images

  • Nighty night

    Nighty night

    28/04/2008 04:03 par poesie-en-images

Profonde  night qui m'enveloppes
Comme un linceul de soie crissant
Your silence is a hurlement
But I take it like great hopes
 
I don't know why I write ainsi
Ophélie n'est pas loin je pense
Je prendrai pour toute défense
Le laconique wait and see
 
Mais toi Jane Eyre if you think
Que l'amour règle les problèmes
If you believe en ses je t'aime
Mine are black and not at all pink
 
And I'm wandering what I do
Certainement pas ce qu'on croit
In the darkness sea je me noie
Because I am in love of you
 
But he has never loved me
Lonely j'ai parcouru les plaines
Lonely j'ai fredonné mes peines
Lonely for without him by me
 
Deep and silent night in the sky
Lune énigmatiquement mienne
Tu prolonges  ma cantilène
Chaque soir when alone I cry.
 
Lisette 28 avril 2008

Sarcophagies aptères

25/04/2008 19:01 par poesie-en-images

  • Sarcophagies aptères

    Sarcophagies aptères

    25/04/2008 19:01 par poesie-en-images

 

 

L'oiseau du matin dans l'aube éblouie
Chasse de la nuit les fantômes noirs
Qui m'ont laissée morte en de fols espoirs
Bandée comme d'Egypte la momie
*
Puant les onguents dès que vient le soir
Près du sarcophage où ma chair s'oublie
Et tourne et roule et crisse évanouie
Tremblent une corde et un étendoir
* 
S'y pendra mon cou avec mes guenilles
Tandis qu'en l'azur le scarabée d'or
 Sourd à vos cris et crocs prend son essor
Loques pourries, cocons anciens, chenilles !
** 
© Lisette 25 avril 2008