Le silence, pris au dépourvu, est plus loquace et révélateur que mille discussions toujours sans réponses.
***
Lisette
Merveille, acrylique et peinture num, copyright lisette poesie-en-images 2008
On est mal sans amour
13/06/2008 01:53 par poesie-en-images
On est mal sans amour
13/06/2008 01:53 par poesie-en-images
On est mal sans amour
on est comme dans un lit
de pierre
dans un lit sans coeur
on a peur
on est mal sans amour
on est comme dans un lit
de peine
un lit de douleur
hérissé de haine
et l'on crie et l'on croit
qu'il n'y a pas d'issue
dans le feu et le froid
la chair va, le coeur nu
insensibles tous deux
aux variations extrêmes
quand nulle voix ne veut
leur murmurer "je t'aime"
on est mal sans amour
on est comme dans un lit
de peine
de pierre
de haine
on est mal sans amour
Mais que puis-je donc faire ?
Lisette, 14 mars 2008
Eternels et muets ainsi que la matière
02/06/2008 04:31 par poesie-en-images
Eternels et muets ainsi que la matière
02/06/2008 04:31 par poesie-en-images
Eternels et muets ainsi que la matière Nous errons, par les monts, les plaines et les mers Tantôt le dos courbé, tantôt l'oeil de travers, Tantôt le rire faux nous gravons dans la pierre
Nos pas et nos soupirs qu'aveugle la lumière Insensible à nos cris et nos efforts amers ; L'ombre nous a surpris, voici déjà l'hiver Poudrant de ses flocons nos fragiles paupières ;
Et j'ai beau demander à l'univers pourquoi Mon coeur n'a rencontré aucune âme qui m'aime Tandis que j'avais fait de ma vie un poème
Où l'amour était roi - le ciel reste de marbre. Alors mes pas s'en vont, dans le vent et le froid, Confier mon chagrin à l'écorce d'un arbre.
Lisette, 2 juin 2008
Surréalisme débile
27/05/2008 03:06 par poesie-en-images
Surréalisme débile
27/05/2008 03:06 par poesie-en-images
J'ai vu courir Quatre unijambistes Et trois manchots Les applaudir.
J'ai entendu Deux muets Qui faisaient un vacarme Assourdissant.
J'ai crié à l'oreille D'un sourd : Tais-toi ! Et il m'a dit : Ta gueule !
J'ai dit à l'aveugle : T'as de beaux yeux, tu sais ! Et il m'a répondu : Mon oeil !
J'ai dit aux membres du Forum : Salut ! Et ils m'ont dit : Ça lu ! Alors j'ai suggéré à ma porte de la fermer Pour guérir ses rhumatismes Dus aux courants d'air.
*Lisette mars 2008
Statues blanches
21/05/2008 17:22 par poesie-en-images
Statues blanches
21/05/2008 17:22 par poesie-en-images
Deux masses blanches resplendissant sous le soleil deux statues mouvantes mais hésitantes comme suspendues à fleur de terre à fleur de peau...
Tout autour des hurlements ce n'est pas le souffle du vent mais une autre tempête venue d'ailleurs ;
Se courbant par moment statues blanches se maculent peu à peu de taches jaunes noires rouges et l'on entend des drôles de bruit tout à l'entour.
Statues blanches se tordant voulant quitter leur socle prisonnières de la terre ; leur voile d'albâtre qu'emporte le désordre, met à nu leur visage plissé d'horreur.
Tout autour des pierres volent heurtent meurtrissent ricochent et roulent et tuent...
Statues dont le port s'écroule après avoir lutté contre la fureur des hommes qui les ont élevées pour mieux les voir brisées dans la poussière !
Ce n'étaient pas des statues ce sont des femmes comme vous et moi - des Juliette des Emma des Phèdre ou des Shéhérazade lapidées au nom de l'amour.
Lisette 21 mai 2008
=====
Ce poème est une prise de position contre la lapidation des femmes en particulier, et des hommes, telle qu'elle se pratique encore dans certaines régions du monde. Pour plus d'informations, voir sur Internet des vidéos qui montrent ce genre de spectacle du début jusqu'à la fin... Attention : images absolument très dures à supporter, quand on ne sait pas ce que c'est.
Inutile de m'enfermer après ma mort
10/05/2008 05:17 par poesie-en-images
* * * *
Dévorez-moi encor, tant que vous le pourrez
Vers grouillants, adipeux, tordus et ridicules,
Mon corps indifférent, horribles mandibules,
S'enfuit déjà vers l'or des célestes "après" !
*
Mordez, déchiquetez, que m'importent vos crocs
Et votre puanteur troublant le crépuscule,
Vous aurez beau laisser, dans mon sépulcruscule,
Vos miasmes, vos terreurs : mon esprit en repos
* *
S'élance plus joyeux que des ptérodactyles !
Si jacassent au sol, enlisés et puants,
Les bactéries, les croix et les marbres branlants,
Merci de vos commentaires, mes Amies et Amis. Rassurez-vous, ce poème n'est pas aussi triste qu'il n'en a l'air. Bien au contraire. Par ailleurs, le Poète n'est pas fait pour dire exclusivement des choses gaies et légères, mais pour chanter son moi, fait de soleil et d'orages. Autre chose : un poème ne doit pas se lire au premier degré. Il a plusieurs sens, plusieurs interprétations. Bisous à vous tous et toutes. Lisette
Limites
01/05/2008 19:15 par poesie-en-images
Limites
01/05/2008 19:15 par poesie-en-images
Bientôt tu sombreras dans le gouffre infernal
Ne comprenant plus rien à ta propre misère
Tel que tu fus sortant du ventre de ta mère
Mal reçu mal compris sous des yeux de chacal
Ne crois pas qu'on te prît pour un enfant divin
Tu n'étais qu'un lambeau de chair un peu vorace
On te donna du lait, et de rire en grimace
On te nourrit l'esprit par des préceptes vains
Et tu grandis alors, sombre et mélancolique
Sans ami ni voisin pour égayer tes jours
Au milieu d'une vie spartiate et sans amour
Sans connaître des Arts la Beauté magnifique
On te dit que la vie c'était la réussite,
Le fric, l'appartement, un job et puis surtout
C'était de contempler sa maman à genoux
Ne jamais la quitter, être son satellite
Et l'on t'apprit longtemps, comme un crapaud qui bave,
Que l'amour n'était rien, et qu'avoir des enfants
Apportait mille ennuis. Et bien évidemment
Que l'homme était le maître et l'épouse l'esclave
Donc tu te marias et la choisis conforme
Aux règles imposées par ce matriarcat
Douce et bonne et naïve, aux talents délicats
Et tu changeas sa vie en une chose informe
Passèrent les années pour devenir terribles,
Tu te gardais toujours d'accepter le réel
Tu voulais du nouveau, du rêve, un autre ciel
Et tu brisas sa vie en cherchant l'impossible
Aujourd'hui tu es las, ou fais semblant de l'être
Tu ne sais pas vraiment qui tu es ni pourquoi
Tu vis sur cette terre et la peur et le froid
Font frissonner ton âme au bord de ta fenêtre
Quand observant défait ton passé qui a fui
Tu cherches ton futur que tu voudrais tranquille
Alors que ton présent incertain se défile
Et glisse entre tes doigts tout englués d'ennui
A jouer double jeu on ouvre trop de portes
Et l'on se trouve un jour en pays étranger
L'ambiguïté n'est pas absente de danger
La rose et l'albatros ignorent les cloportes.
***
Lisette 29 avril 2008
Quelques créations numériques
01/05/2008 07:39 par poesie-en-images
Quelques créations numériques
01/05/2008 07:39 par poesie-en-images
Nighty night
28/04/2008 04:03 par poesie-en-images
Nighty night
28/04/2008 04:03 par poesie-en-images
Profonde night qui m'enveloppes
Comme un linceul de soie crissant
Your silence is a hurlement
But I take it like great hopes
I don't know why I write ainsi
Ophélie n'est pas loin je pense
Je prendrai pour toute défense
Le laconique wait and see
Mais toi Jane Eyre if you think
Que l'amour règle les problèmes
If you believe en ses je t'aime
Mine are black and not at all pink
And I'm wandering what I do
Certainement pas ce qu'on croit
In the darkness sea je me noie
Because I am in love of you
But he has never loved me Lonely j'ai parcouru les plaines