Travaux d'Hercule
24/08/2008 00:26 par poesie-en-images
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Travaux d'Hercule
24/08/2008 00:26 par poesie-en-images
Prendre mon maillot,
Laisser la truelle
Pour au grand galop
M'en courir vers elle !
Et tout ce moisi
Riant de plus belle
Sur le mur pourri,
Qu'il reste, rebelle !
Prendre mon essor,
Voler dans les branches,
Dans le maquis d'or
Vers les vagues blanches !
Les pinceaux dehors !
Si le crépi flanche,
Le plâtre s'endort
Et l'enduit s'épanche,
Moi je laisse en plan
Ces travaux d'Hercule !
La plage m'attend,
Et ma vieille mule
Vers le sable blanc
Me conduit. Ma bulle,
C'est la mer allant
Au doux crépuscule
Réchauffer mon coeur.
De tes mains géantes,
Mer, par ta douceur
Tu me rends confiante,
Quand, séchant mes pleurs
Et mon épouvante,
Tu cries "au bonheur !"
Je souris, contente !
Prendre mon maillot
Laisser la truelle
Pour au grand galop
M'en courir vers elle !
Lisette 21 août 2008
Endors-toi, mon enfant
13/08/2008 17:01 par poesie-en-images
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Endors-toi, mon enfant
13/08/2008 17:01 par poesie-en-images
Endors-toi mon enfant, ne brûle plus tes yeux
Jadis parcelles d'or dans un rayon de lune,
Laisse enfin du passé les accents malheureux,
Oublie les voix, les mots, oublie ton infortune !
Jadis parcelles d'or dans un rayon de lune,
Tu as semé des jours dans les champs lumineux
De la Vie. Tu pensais récolter des lagunes,
Des oasis, des fleurs, des jardins merveilleux ;
Tu as semé des jours dans les champs lumineux
Et sur les sables d'or tu as brassé des dunes
Pour bâtir des palais de rêves somptueux
Où les pleurs sont bannis, où règne la Fortune ;
Et sur les sables d'or tu as brassé des dunes
Coulant entre tes doigts comme un flot liquoreux,
Sans prendre garde au Temps, sans précaution aucune
Tu demeurais sereine et buvais le ciel bleu.
Coulant entre tes doigts comme un flot liquoreux
L'amour s'en est allé comme s'en va la lune,
Quand l'océan l'emporte et la boit comme un gueux
Ou quand le vent la noie au fond d'une lagune.
L'amour s'en est allé comme s'en va la lune...
Endors-toi, mon enfant, ne brûle plus tes yeux,
Oublie les voix, les mots, oublie ton infortune !
Va bâtir des palais de rêves somptueux !
Lisette, 12 août 2008
Pour Sweety 51
12/08/2008 15:03 par poesie-en-images
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Pour Sweety 51
12/08/2008 15:03 par poesie-en-images
Bonjour ma chère Chris. Je t'écris donc à partir d'ici, car je ne peux jamais arriver à mettre un commentaire à tes articles, et cela depuis déjà un certain temps. Chaque fois la page se bloque, et je suis même obligée de redémarrer mon PC, car tout reste figé. Je ne sais donc pas ce qui se passe. Merci de tes gentilles visites qui me montrent ton inquiétude. Je vais bien et suis contente de savoir que tes nouvelles sont "assez " bonnes ; j'ai pu lire plusieurs de tes articles, notamment les derniers. J'espère que ces quelques jours de vacances qui te restent se passeront agréablement et avec du beau temps, en compagnie peut-être de ta famille et amis. Bon retour à ton travail et courage, et de nouveau mes encouragements dans l'écriture de tes poèmes, j'ai beaucoup aimé celui que tu as écrit ces derniers jours. A bientôt ma CHris, en espérant que ce problème de PC ou de blocage de page de commentaire va se résoudre. Très gros bisous à toi, Lisette.
Angoisse
11/08/2008 04:48 par poesie-en-images
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Angoisse
11/08/2008 04:48 par poesie-en-images
Je ne fume point l'opium comme Baudelaire
Et l'absinthe est absente au bistrot désolé ;
La nuit m'accable et pousse un cri tout étoilé
Tandis que je frémis en mon antre polaire.
La douleur et l'ennui, afin de me déplaire -
Couple affreux, claudiquant, tout de noir affublé,
Ont dansé sur mon front si bien que j'ai tremblé
Sous les coups de leurs pieds, lourds et patibulaires.
Non ! Rien ! Pour apaiser l'angoisse et la tristesse
Et sombrer dans l'oubli, nul philtre ni liqueur !
Contre les cruels crocs déchiquetant mon coeur
De monstres dévoreurs au gros oeil qui m'oppresse :
Un amer comprimé. Il m'endort un moment
Mais au réveil me livre à mille autres tourments.
Je ne fume point l'opium comme Baudelaire
Et l'absinthe est absente au bistrot désolé ;
La nuit m'accable et broie le ciel tout affolé,
Tandis qu'en frémissant je pleure, solitaire.
Lisette, 11 août 2008
Rien d'autre du tout
13/07/2008 18:29 par poesie-en-images
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Rien d'autre du tout
13/07/2008 18:29 par poesie-en-images
Seule sur mon lit
Je m'ennuie beaucoup
J'écris ou je lis
Rien d'autre du tout
Et le temps s'enfuit
Sans que sur mon cou
Ne vienne de lui
Quelque baiser doux...
Le Soleil décline
Et l'Hiver bientôt
Aura, l'on devine,
Mis son vieux manteau
Son manteau d'hermine
Ou bien d'ocelot
Glaçant ma poitrine
D'un profond sanglot
Je grelotterai
Sous l'épaisse couette
Comptant les années
Perdues et l'air bête
Je ruminerai
Pensant aux fleurettes
Qui se sont fanées
Avant la cueillette.
Seule sur mon lit
Je m'ennuie beaucoup
J'écris ou je lis...
Rien d'autre du tout.
© Lisette, 13 Juillet 2008
Compulsion, création numérique © 2008, Lisette-poesie-en-images
Haïku : l'immortelle corse
04/07/2008 15:52 par poesie-en-images
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Haïku : l'immortelle corse
04/07/2008 15:52 par poesie-en-images
L'immortelle d'or
En été prend le maquis
Pour l'Ile au trésor

Lisette, 4 juillet 2008
INGRID BETANCOURT EST LIBRE !
03/07/2008 01:43 par poesie-en-images
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INGRID BETANCOURT EST LIBRE !
03/07/2008 01:43 par poesie-en-images
Ce soir nous avons appris la libération d'Ingrid, et c'est donc du bonheur, tout simplement, qui est dans nos coeurs, à l'annonce de cette nouvelle bouleversante. Merci aux libérateurs et à tous ceux qui auront contribué dans cette lutte contre la prise d'otages. N'oublions pas cependant les autres otages qui sont toujours aux mains des rebelles. Continuons notre lutte contre la folie des hommes et notre soutien aux victimes. Merci de tout coeur. Lisette.
A chaque seconde sur terre
Des femmes sont la proie de fous
Filles martyrs ou prisonnières
Humiliées ou rouées de coups
Ingrid si loin si loin de nous
Ingrid pourquoi toi et pas nous ?
A chaque seconde sur terre
Des filles violées, des enfants
Encor accrochées à leur mère
Que l'on déchire et que l'on vend
Ingrid si loin si loin de nous
Ingrid pourquoi toi et pas nous ?
A chaque seconde sur terre
Des femmes enterrées qu'on voit
Agoniser dans la poussière
Les yeux grands ouverts pleins d'effroi
Ingrid si loin si loin de nous
Ingrid pourquoi toi et pas nous ?
A chaque seconde sur terre
Des femmes brûlées par des gueux
Qui les accusent d'adultère
Pour s'en débarrasser bien mieux
Ingrid si loin si loin de nous
Ingrid pourquoi toi et pas nous ?
A chaque seconde sur terre
Une femme meurt sous les coups
D'hommes sans foi et sans lumière
Toute femme qui meurt c'est nous
Ingrid si loin si loin de nous
Ingrid pourquoi toi et pas nous ?
Lisette, 8 mars 2008
Aujourd'hui, journée de la femme. Une pensée pour toutes les opprimées, victimes des folies de toutes sortes et pour Ingrid Bétancourt. 
Lisette est membre actif du Comité de Soutien à Ingrid Bétancourt et à tous les otages en Colombie.
Vous pouvez adhérer et faire un don à l'adresse suivante :
Association IDF pour la libération d'Ingrid Bétancourt
C/O Monceau-Langues
25, rue François 1er
75008 - PARIS
Le ciel tout étoilé
26/06/2008 04:40 par poesie-en-images
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Le ciel tout étoilé
26/06/2008 04:40 par poesie-en-images
Le ciel tout étoilé m'irrite en sa splendeur
Je demeure blottie au coin de ma fenêtre
Les yeux morts, le regard encor mouillé de pleurs
Combien de temps me reste-t-il à toujours être
Dans cette solitude où l'accablante horreur
Me pèse et me conduit à bientôt disparaître
Sans ami, sans amour, sans rien que la douleur
Et des mots pour combler le vide d'une lettre
Le ciel tout étoilé dans sa beauté suprême
Accuse de l'absent le réconfort si doux
Ses mains ou ses baisers dans le creux de mon cou
Amant imaginaire hélas car en ces lieux
Nul ne m'a réchauffée, nul ne m'a dit "je t'aime"
Nul n'a chassé la vague aux larmes de mes yeux.
Lisette, 26 juin 2008
Les mots
25/06/2008 11:39 par poesie-en-images
Avec des signes
des petits riens
des drôles de petites choses
parfois incompréhensibles
à d'autres yeux d'autres cerveaux
je peux tout dire
mes douleurs
mes bonheurs
inventer aussi le rêve
offrir un brushing aux comètes
un shampoing au soleil
et des tresses à la pluie !
parler avec l'ineffable
tout changer
effacer
et ne laisser
et ne voir
sur Terre
rien d'autre que
le Beau !
Lisette, 25 juin 2008
IL PLEUT DES CORDES
18/06/2008 06:25 par poesie-en-images
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IL PLEUT DES CORDES
18/06/2008 06:25 par poesie-en-images
J'ai sauté à la corde
jeune
et gentille
j'ai marché sur la corde
raide
sans béquilles
ayant plus d'une corde
à mon arc
j'ai chassé
j'ai tiré sur la corde
un peu
beaucoup
mais de cordes en discordes
ce n'était plus dans mes cordes
alors
d'accord en désaccord
tout à coup
j'ai mis la corde
autour de mon cou
pour un dernier coucou !
Lisette
1er avril 2008